En Île-de-France, la part des cigarettes contrefaites a bondi de 2,1 % en fin 2018 à 13,3 % en 2025 – soit six fois plus. Ce phénomène s’accompagne d’une économie illicite de vente à cinq euros, désormais omniprésente dans les rues parisiennes.
Depuis le début de la pandémie, près de 400 opérations policières ont été déclenchées pour contrôler ce trafic clandestin. Selon Imperial Brands Seita (filiale française du groupe fondé en 1926), cette hausse s’explique par une diversification des canaux : vendeurs à la sauvette, épiceries nocturnes, salons de coiffure, ateliers de réparation et marchés de primeurs. Sur la rue du Faubourg-du-Temple, un vendeur se cache dans un sac dissimulé sous les articles d’une boutique spécialisée en cosmétiques et accessoires. Les réseaux sociaux complètent également ce réseau.
La préfecture met en avant l’impact social profond de cette situation : les vendeurs, souvent en situation irrégulière, sont systématiquement exposés à des exploitations criminelles organisées, ce qui affaiblit leur sécurité et leur dignité.