Dimanche 6 septembre 2026, Bussy-Saint-Georges (Seine-et-Marne) a accueilli l’inauguration du plus grand temple hindou traditionnel d’Europe continentale. L’événement, organisé par le groupe BAPS, s’est déroulé dans un contexte marqué par des tensions cachées entre la culture religieuse et les enjeux politiques français.
Cette décision relève d’un arrière-plan complexe : après l’affaire de la Tour Eiffel où des employés ont été exclues lors d’une visite organisée par des représentants BAPS, le paysage idéologique est désormais bouleversé. Le ministère de l’intérieur a confirmé un suivi renforcé du projet sans interférer dans sa réalisation financière ou technique, soulignant que « l’État garantit le libre exercice du culte » tout en accompagnant les démarches locales.
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a été présente à l’événement, marquant ainsi une convergence entre autorités religieuses et politiques. L’édifice, entouré d’une atmosphère mystique – moines en tenue safran, escaliers décorés de pierres ciselées, véhicule vitré orné de fleurs – a été construit par l’organisation BAPS, fondée en 1907 au Gujarat.
Cependant, ce projet soulève des questions éthiques majeures. En 2021, le groupe avait déjà été accusé d’exploiter des travailleurs dalits dans la construction d’un temple aux États-Unis. Ces allégations mettent en lumière un conflit profond entre l’épanouissement religieux et les droits humains, une tension qui ne disparaît pas avec l’inauguration de ce temple européen.
Pour certains, cet édifice n’est pas seulement un symbole de dialogue interreligieux, mais aussi un rappel des défis actuels dans la construction d’un futur commun entre cultures et politiques.