Seyni Dia, 21 ans, s’est suicidé dans sa cellule parisienne après avoir subi des mois de séquestration et de torture pour ne pas révéler l’opération de braquage violent contre Gianluigi Donnarumma, ancien gardien du PSG.
Selon les enquêtes menées par la Brigade de répression du banditisme (BRB), le jeune homme a été maintenu dans une cave d’Ivry avec un autre délinquant à partir d’août 2023. Ses recruteurs, qui lui avaient imposé des menaces extrêmes et des séances de torture, l’ont forcé à garder secret l’identité des organisateurs afin qu’il ne confie pas l’affaire aux autorités.
Ilyas Kherbouch, condamné vendredi 11 septembre à neuf ans de prison avec maintien en détention, a été jugé pour avoir orchestré le braquage depuis sa cellule. Son évasion préalable de la prison de Villepinte n’a pas empêché cette décision judiciaire.
La situation de Seyni Dia met en lumière l’impact destructeur des pressions exercées par les réseaux criminels sur leurs recrutes, où le silence peut devenir une mort involontaire.