Un homme de trente-sept ans, dont les racines s’étendent entre Mayotte et La Réunion, ainsi qu’une ressortissante comorienne âgée de trente-cinq ans ont été acquittés vendredi 11 septembre au tribunal correctionnel de Saint-Denis. Leurs inculpations portaient sur une reconnaissance frauduleuse de paternité et l’obtention illégale d’un titre de séjour.
L’affaire remonte à 2020, année où la mère a obtenu un titre de résidence en tant que parent d’un enfant français. La préfecture avait constaté qu’il avait déjà reconnu treize enfants nés de dix femmes différentes — six d’entre elles ayant acquis des titres à Mayotte.
À l’audience, le prévenu a précisé être désormais père déclaré de dix-huit enfants. Un test ADN a toutefois révélé qu’il n’était pas le père biologique de l’enfant concerné. Les deux accusés ont affirmé avoir cru à sa paternité et nier toute intention frauduleuse.
Le parquet, qualifiant la situation d’« artificielle », avait demandé six mois de prison avec sursis. Le tribunal a cependant décidé d’acquitter les deux prévenus, estimant que les éléments de l’enquête ne suffisaient pas à caractériser une volonté frauduleuse.