Une lettre anonyme datée du 12 septembre a révélé un système de fraude présumé dans l’internat médical. Selon son auteur, un groupe Telegram aurait transmis en temps réel les sujets et leurs corrigés des oraux avant leur déploiement officiel. Ce dernier affirme avoir personnellement bénéficié de cette pratique illégale.
Le Centre national de gestion (CNG) a souligné que les gains de classement observés dans ce contexte sont exceptionnels mais rares : moins de cinq candidats progressent d’au moins 4 000 positions chaque année, et moins de deux pour une variation de 5 000. L’analyse des trois sessions passées n’a pas permis de caractériser une fraude généralisée.
Thibault Patey, président de l’ANEMF, reconnaît l’authenticité des documents partagés mais précise qu’aucun candidat n’a pu avoir accès aux sujets avant le jour de l’épreuve. « Si cette tricherie est confirmée », a-t-il déclaré, « elle constituera la plus grande affaire de fraude jamais enregistrée en France ».
Les oraux d’internat médical (ECOS), comptant pour 30 % des notes qui déterminent la spécialité et l’affectation, doivent rester un simple outil d’évaluation de compétences sans influencer le classement.