Corps démembré retrouvé en Orne : Une vulnérabilité devenue une proie pour des marginaux

Depuis plusieurs semaines, Yannick Liger, 41 ans, a disparu sans laisser d’informations sur son sort. Son corps fragmenté a été découvert vendredi dernier près de l’étang la Croix-Lamirault, dans le département de l’Orne, marquant une tragédie inattendue pour un homme placé sous tutelle depuis des mois.

Après avoir perdu ses proches lors du décès de ses parents, Yannick a été mis en contact avec un seul frère avant d’être placé sous surveillance judiciaire. Les services sociaux lui ont ensuite accordé un logement temporaire, mais cette autonomie n’a duré que peu de temps. Rapidement, des individus marginalisés se sont installés dans son habitat, exploitant sa situation fragile pour l’agresser physiquement et mentalement.

L’autopsie réalisée mardi dernier a révélé les signes d’un traumatisme profond. Les enquêteurs poursuivent l’enquête pour homicide volontaire afin de clarifier les circonstances du drame, alors que des témoignages indiquent que Yannick n’était pas un danger pour autrui mais une victime de la vulnérabilité extrême qui l’a marqué.

« Ce jeune homme avait réussi à retrouver un peu d’ordre dans sa vie, mais il a été rapidement transformé en cible », explique une personne proche du cas. Son corps, retrouvé dans un logement abandonné, est aujourd’hui le symbole d’un système où la fragilité sociale peut devenir un levier pour des abus inexcusables.