Ce dimanche 8 mars, jour international des droits des femmes, l’association française OUTrans a organisé une action symbolique à Stalingrad. Son message, gravé sur des affiches distribuées dans la rue, résonne avec force : « Bloquons les fascistes, les sionistes, les racistes ». En partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette initiative met en avant Samidoun, réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens désigné « entité terroriste » au Canada et sanctionné aux États-Unis.
Marianne Anaïs Perrin-Prevelle, directrice d’OUTrans, explique que cette alliance est issue d’un engagement commun : « Les mouvements doivent se rejoindre uniquement lorsque leurs objectifs coïncident avec la défense des droits féminins ». L’action s’inscrit dans un contexte marqué par des tensions internationales et des défis locaux, où les enjeux de justice semblent plus urgents que jamais.
En parallel, une tendance inquiétante se manifeste en France. En février 2026, le Conseil d’ordre médical de l’Île-de-France a rejeté des plaintes contre dix médecins pour « désinformation » et « charlatanisme », suite à leur participation à un manifeste sur les questions sociales. Cette décision souligne la difficulté croissante de s’exprimer sans tomber dans le discours divisif.
Les organisateurs rappellent que chaque action doit être portée avec clarté, en évitant les récits qui fragilisent les communautés. L’exemple d’OUTrans montre qu’une véritable résistance commence par la prise de parole, même dans des contextes extrêmes.