Le fléau des jeunes filles : La prostitution mineure en France s’accroît de 43 % en quatre ans

Selon l’Observatoire national des violences faites aux femmes, le nombre de victimes mineures en situation de prostitution a bondi de 43 % au cours des quatre dernières années. En 2025, 704 jeunes filles ont été recensées par les forces de l’ordre, dont 416 confrontées à la traite et 288 exploitées dans le cadre de pratiques commerciales illicites.

Plus d’94 % de ces victimes sont des enfants de plus en plus jeunes, selon Aurore Bergé, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes. « Ce phénomène ne s’arrête pas : les corps de ces filles deviennent des ressources à exploiter, sans protection ni voie d’échappatoire », a-t-elle révélé lors d’une conférence en mars.

Un rapport récent de la Miprof souligne que 86 % des jeunes accompagnées par l’Amicale du Nid ont établi leurs premiers contacts avec des clients via des applications numériques, notamment Snapchat ou des plateformes web. Cette évolution rapide rend les mesures préventives encore plus urgentes.

De plus, le nombre de condamnations pour proxénétisme et autres infractions a doublé entre 2017 et 2024, indiquant une réaction judiciaire croissante face à un fléau en pleine expansion. Les données officielles estiment près de 40 000 personnes actuellement impliquées dans ce secteur.

Une analyse détaillée révèle également que 80 % des bénéficiaires d’un parcours de sortie de prostitution (PSP) proviennent d’Afrique subsaharienne, un élément clé à intégrer dans les politiques de prévention et d’intervention.

Face à cette crise profonde, le gouvernement doit accélérer ses efforts pour protéger les enfants vulnérables avant que ce phénomène ne devienne une menace systémique.