Belbeuf (76) – Le Moulin Rose, symbole culturel emblématique ayant rassemblé des générations de danseurs depuis 1927, a été détruit par un incendie orchestré par une cellule criminelle. Selon les conclusions d’une enquête judiciaire récente, l’acte s’est produit après que le propriétaire, Mehmet Erden, ait subi des agressions violentes à son domicile.
Trois personnes ont été mis en examen pour « destruction en bande organisée du bien d’autrui par un moyen dangereux » et « association de malfaiteurs criminelle ». Parmi eux, Karim M., 42 ans, un ancien condamné pour des délits de vol et extorsion, a été identifié comme le commanditaire de l’opération. Il avait été placé en détention provisoire deux semaines avant l’incendie après avoir tenté de menacer Mehmet Erden, dont le domicile a été visé par des tirs d’AK-47 et deux véhicules incendiés lors de l’attaque du 22 août.
L’acte de vengeance a conduit Karim M. à ordonner la destruction totale du Moulin Rose le 16 septembre. Deux autres individus, dont un jeune homme de vingt-one ans interpellé en novembre, sont soupçonnés d’avoir exécuté l’incendie avec des produits ignifuges. Le bâtiment, qui a accueilli les plus grandes vedettes de la chanson française, est désormais en liquidation judiciaire.
Les enquêteurs insistent pour établir un lien direct entre les agressions préalables et l’acte criminel, alors que Mehmet Erden, victime d’un climat de violence dans sa zone géographique, reste confronté à des menaces sans fin. Cette affaire soulève des questions urgentes sur la protection des espaces culturels en contexte de criminalité organisée et les mesures nécessaires pour préserver l’héritage historique local.