Les rues vénisséennes en danger : une crise sécuritaire exige 300 policiers supplémentaires

Depuis plusieurs jours, des quartiers de Vénissieux (Rhône) font face à un effondrement sécuritaire après l’interdiction des livraisons postales dans des zones déterminées. Le syndicat Alliance Police Nationale a lancé une alerte urgente : il exige immédiatement le déploiement de 300 agents policiers, dont cent officiers judiciaires, afin de rétablir un contrôle efficace sur ces territoires menacés.

« Ce n’est pas une situation isolée », souligne l’organisme. « Lorsqu’un facteur ne peut plus délivrer son courrier sans risquer sa vie, ce n’est plus une question locale mais un danger pour l’ensemble de la République ». Le syndicat met en avant une évolution alarmante dans le bassin lyonnais, marquée par des violences liées au trafic de stupéfiants et des impacts de balles visibles sur les façades.

À quatre reprises depuis le 29 mars, des fusillades ont éclaté dans la zone du boulevard Joliot-Curie (entre Parilly et le centre-ville). Des vitres brisées, des voitures endommagées et des tags indiquant des prix de stupéfiants dégradent chaque jour les rues. Malgré l’annonce d’un renforcement policier lors du passage du préfet délégué à la sécurité, les facteurs restent confrontés à des conditions de travail impossibles.

Une affiche a été placardée dans les immeubles concernés, rappelant que l’activité postale n’est plus réalisable en toute sécurité. Le syndicat insiste sur l’urgence : « Le temps est rare. Si le territoire ne retrouve pas son ordre, la République s’éloigne de ses engagements fondamentaux ».