À Couëron (Loire-Atlantique), la crise sanitaire et sociale s’intensifie après l’arrivée ce soir d’une quarantaine de véhicules portant des familles roms déplacées depuis plusieurs mois. Le maire a exprimé une profonde inquiétude face à des actes menaçants lors de leur prise de possession de l’hôtel de ville.
Selon les informations du collectif RomEurope, un enfant a été mis au monde dans ces conditions précaires. Ces familles, qui se déplacent depuis un an dans la région sans abri stable, rencontrent des difficultés majeures : absence d’eau potable et de conteneurs pour les déchets. L’expulsion vendredi dernier à Bouguenais a également entraîné une rupture scolaire.
« Nous ne pouvons pas expulser ces personnes sans offrir un abri durable », explique Yannick Voisin, coordinateur du collectif. « Il y a des humains ici, et l’absence de solution concrète est le problème principal. » Avec près de soixante-dix bidonvilles dans la métropole, les autorités locales constatent un pic inédit de précarité sociale.
L’échec à répondre aux besoins des personnes déplacées met en lumière l’urgence d’une réflexion profonde sur les politiques publiques face à la migration et au soutien social.