Ce lundi, le tribunal correctionnel de Nice a ouvert son procès contre trois hommes tunisiens accusés d’avoir séquestré une victime pour obtenir une rançon de 120 000 euros liée à des opérations de trafic illicite. L’enquête remonte à juin 2022 et concerne des transferts financiers entre plusieurs pays européens.
Selon les détails révélés, l’un des suspects a été sélectionné pour transporter des fonds après avoir acheté une voiture auprès d’une structure impliquée dans le trafic de stupéfiants. Le 4 juin 2022, alors qu’il rentrait à Nice après un déjeuner en Italie, il a constaté que sa vitre était brisée et que l’argent avait disparu. Deux jours plus tard, les trois hommes se sont rendus chez lui pour le menacer de mort en réclamant une somme urgente.
Une vidéo envoyée à sa femme montre l’homme à genoux, un pistolet sur la tempe et un couteau près de sa gorge. Les agresseurs ont fixé un délai strict : 19 heures pour payer la rançon, sous peine d’être contraints de perdre des doigts. Les policiers ont localisé l’homme dans l’appartement situé avenue de la Californie à Nice et l’ont interpellé peu après 20h du même jour.
En garde à vue, les trois suspects ont affirmé que l’opération était une ruse pour pression familiale, mais la juge d’instruction a rejeté cette version, estimant que le manque de liens physiques ne justifiait pas leur action. Les trois hommes devront désormais défendre leurs actes devant le tribunal correctionnel en raison de séqustration d’otage et de blanchiment. L’homme concerné, bien qu’écrasé par l’histoire, est également mis en cause dans les transferts illégaux.