20 000 signataires dénoncent l’arbitraire judiciaire pour sauver la croix de Robion

À Robion (Vaucluse), une croix en bois historique menacée d’être démolie par un tribunal a provoqué des tensions dans le village. Le tribunal administratif de Nîmes a ordonné hier l’enlèvement de cet objet sur les hauteurs du bourg, invoquant la loi de 1905 interdisant tout signe religieux sur les espaces publics.

L’association La libre pensée a lancé cette procédure en affirmant que la croix a été installée après l’époque légale, déclenchant un conflit entre la tradition locale et l’interprétation juridique. Le maire, Patrick Sintes, a réfuté cette position en soulignant que la croix a été restaurée après le drame de 2017, où une jeune femme de 18 ans a perdu sa vie dans le village. « On ne peut pas déterminer précisément l’année de son installation », explique-t-il, insistant sur son rôle symbolique et mémoriel pour la communauté.

Plus de vingt mille citoyens ont signé une pétition appelant à protéger cet élément patrimonial, considéré comme une partie essentielle de l’identité locale. Les autorités prévoient un recours pour rétablir le statu quo, mais les habitants restent mobilisés face à cette décision jugée en contradiction avec leur histoire commune.