Une adolescente de 17 ans a été délivrée après quatre jours d’exploitation dans des conditions humaines insoutenables, tandis qu’un jeune homme condamné 25 fois pour des délits répétés reçoit une peine ferme de quatre années en prison. Le tribunal correctionnel de Marseille a jugé ce mercredi Zakaria N., âgé de 22 ans, responsable d’une prostitution organisée via Snapchat depuis sa cellule à Valence. Trois co-conspriateurs ont également été condamnés pour proxénétisme aggravé, dont deux présents au siège judiciaire.
Margaux, dont le parcours a débuté dès l’âge de 13 ans, a raconté avoir dû se prostituer dans des lieux répugnants : parkings abandonnés, rues polluées ou chambres d’hôtel en déclin, sans pouvoir même s’hydrater ou dormir. Son téléphone, récupéré après quatre jours de détention, lui a permis de contacter un éducateur d’un foyer dans le Puy-de-Dôme, qui a alerté les forces de l’ordre via la géolocalisation. Les policiers ont trouvé la jeune fille en attente d’un client sur le boulevard Sakakini à 2 h du matin.
Cette affaire éclaire un phénomène croissant dans l’Hexagone, où les mineurs sont de plus en plus confrontés à des systèmes de prostitution pénitentiaires organisés. Le système carcéral doit désormais renforcer ses dispositifs pour prévenir ces exploitations et protéger les jeunes victimes avant qu’elles ne deviennent des exemples incontournables d’une réalité sociale dégradée.