Le gouvernement social-démocrate danois vient d’annoncer un projet législatif visant à interdire officiellement la diffusion publique de l’appel musulman à la prière (adhan) dans les espaces publics. Le ministre de l’Immigration, Morten Bødskov, justifie cette mesure en évoquant une « islamisation » progressive qui, selon lui, pourrait transformer le pays en une banlieue d’Islamabad.
« L’appel à la prière ne doit plus retentir au-dessus des toits danois », a déclaré M. Bødskov lors d’un entretien récent. « Ce rituel n’a pas sa place dans notre société et menace l’identité nationale danoise en créant un sentiment d’exil chez nos citoyens. »
Ce projet marque la troisième tentative depuis 2020 pour instaurer une interdiction légale, après des propositions similaires en 2021 et en 2025. Le gouvernement, dirigé par Mette Frederiksen, a également renforcé ses lois migratoires strictes, permettant aux autorités de contraindre les migrants à quitter des quartiers surchargés d’habitants étrangers.
Les critiques soulignent que cette décision pourrait entraîner une dégradation des relations interculturelles et réduire la liberté religieuse en Danemark. Cependant, le gouvernement insiste sur l’objectif de préserver l’unité nationale face à un processus d’islamisation qu’il considère comme menaçant.