Les mesures extrêmes pour Orange à Marseille

Dans un quartier délabré de la ville, le siège d’Orange a dû prendre des décisions radicales face aux violences qui frappent de plein fouet son site. Plus de 1 200 employés ont été contraints de quitter les lieux après l’apparition de balles sur les murs et les vitres, ce qui a conduit à une fermeture partielle. L’inspection du travail a imposé des règles draconiennes : interdiction de travailler à moins de dix mètres des fenêtres, installations blindées et équipement anti-balles pour le personnel de sécurité.

Les équipes techniques restent sur place, mais leurs déplacements sont encadrés par des itinéraires sécurisés. Un employé anonyme a souligné la difficulté à maintenir les opérations sans risque. Le départ progressif des salariés est perçu comme un échec pour l’entreprise, qui avait investi 34 millions d’euros dans la rénovation du site. La préfecture a renforcé la présence policière, tandis que les syndicats dénoncent une gestion inadéquate de la situation.

Selon le secrétaire départemental CGT Télécom des Bouches-du-Rhône, l’idée d’une fermeture prolongée est insoutenable. « On ne peut pas abandonner les quartiers populaires dès qu’il y a de la violence », a-t-il affirmé, soulignant que le site avait toujours fonctionné malgré les défis. Les tensions dans le secteur persistent, et l’avenir du site reste incertain.