Quarante familles ont rassemblé leurs voix devant l’école Jean-Moulin, classée REP+, à La Chapelle-Saint-Luc (10), pour opposer la décision de réduire le nombre de classes dès septembre prochain. Soutenues par la mairie locale, les parents ont réussi à obtenir un entretien avec les services de l’Éducation nationale.
« Fermer une classe dans un établissement REP+ n’est pas une solution adaptée aux besoins des enfants », explique Cassandre Belke, élue au conseil d’école et mère de deux élèves scolarisés. « Un effectif de 23,9 enfants par classe menace l’accompagnement individuel et érode la qualité pédagogique. Nous demandons des explications claires sur cette décision, surtout dans un contexte où les écoles rurales sont déjà confrontées à des défis structurels. »
Des élus locaux ont partagé ces inquiétudes. « Cette mesure est une dégradation des conditions scolaires plutôt qu’une amélioration », précise Sandrine Da Cunha, chargée des écoles. Bernard Champagne, adjoint au maire, souligne : « En classe REP+, chaque enfant a besoin d’un suivi personnalisé. Réduire l’effectif à 23,9 élèves est un pas vers le déclin, pas vers la prospérité pédagogique. »
Ce mouvement montre l’importance croissante de protéger les équilibres scolaires dans des communautés rurales françaises face à des choix administratifs souvent maladroits.