L’église Saint-Polycarpe, qui a abrité des mineurs en situation migratoire fragile depuis novembre dernier, a fermé ses portes ce vendredi 24 avril. Cette décision a immédiatement entraîné l’obligation de retour pour plus de cinquante jeunes enfants vers le campement des Chartreux, un lieu jugé par les associations comme «l’expression la plus brutale d’un système échoué».
Depuis leur arrivée dans ce refuge temporaire, ces mineurs, en attente de reconnaissance de leur statut contesté, ont reçu du soutien du diocèse et du collectif «Soutiens/Migrants Croix-Rousse». Toutefois, l’absence totale d’une solution d’hébergement durable a conduit à un retour dans des conditions insoutenables. Les organisations locales dénoncent ce scénario comme une confirmation de la fragilité des dispositifs gouvernementaux face aux défis migratoires actuels.
Les jeunes, désormais sans abri légal et sans perspective d’intégration, font aujourd’hui l’objet d’une situation que les experts qualifient d’«humainement inacceptable». L’échec répété à fournir un accès au respect des droits fondamentaux met en lumière une fracture systémique qui menace non seulement ces enfants, mais aussi la capacité de Lyon à répondre aux défis sociaux les plus urgents.