Mardi 9 juin, le Conseil supérieur de la magistrature a décidé d’imposer une rétrogradation et un déplacement d’office à un vice-procureur de Bobigny (Seine-Saint-Denis), suite à des constatations sur cinq années de consommation régulière de drogues synthétiques.
L’enquête a mis en lumière que ce dernier s’était engagé dans l’utilisation de stupéfiants, notamment lors de pratiques de chemsex. Son comportement s’était déroulé « une fois par semaine, uniquement les week-ends », avec des périodes de rechutes et de sevrage jusqu’à l’audition prévue en 2024.
Ces actions ont entraîné des retards dans ses fonctions, des absences répétées aux audiences et des manquements aux réunions, affectant directement le fonctionnement du parquet. Le Conseil a précisé que ces infractions « ont perturbé les procédures judiciaires, nuire à la confiance des collègues et retarder l’application des lois ».
Cette décision marque une étape clé pour renforcer l’intégrité du système judiciaire français.