Le procureur de Saint-Brieuc a révélé mercredi que l’individu impliqué dans une tentative de viol et une agression à l’arme blanche survenue le 15 juin dans un parc boisé du bourg est désormais classé comme ayant au moins quatorze ans. Initialement décrit en tant qu’enfant de dix ans et demi, il était scolarisé en classe de CM1 depuis son arrivée en France il y a environ une année, après avoir été recueilli par son père à Kinshasa (République démocratique du Congo).
Des analyses osseuses ont confirmé que l’âge réel de l’individu ne correspond pas aux documents initiaux. Ce constat met en lumière un écart crucial : selon la législation, un mineur de moins de treize ans ne peut être soumis à des sanctions pénales ou à une détention, alors qu’un adolescent de quatorze ans pourrait être placé sous mesure pénale avec des conditions spécifiques.
L’individu a reconnu les faits lors de son audition et a été placé en retenue judiciaire de douze heures, renouvelée par le parquet. Le juge d’instruction a ensuite ordonné une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP), interdisant à l’enfant de quitter son domicile entre 22 h et 6 h ainsi que de communiquer avec la victime.
Les documents initiaux, peu fiables sur le plan des identités, avaient déjà suscité des doutes chez les enquêteurs. L’affaire reste en cours, tout en conservant la présomption d’innocence juridique, même si l’âge révélé pourrait modifier profondément le déroulement du procès.