Dans la ville de Denain, les élections municipales de 2026 suscitent des tensions inédites autour de la figure de Soufiane Iquioussen, fils de Hassan Iquioussen, un imam récemment expulsé vers le Maroc après des déclarations jugées extrémistes. Accusé d’antisionisme, de misogynie et de complots, l’homme a toujours nié ces allégations, affirmant être victime de malentendus. Son fils, qui figure désormais sur une liste soutenue par des cadres proches de La France insoumise, devient le centre d’un débat sur la frontière entre religion et politique.
Soufiane Iquioussen, ancien responsable de campagne pour « Un nouveau souffle pour Denain », a été désigné comme candidat en position éligible, selon ses propres affirmations. Cette annonce relance les critiques sur un possible mélange entre engagement religieux et actions politiques, notamment après un rapport parlementaire publié l’an dernier. Des opposants soulignent des liens supposés avec des mosquées proches de groupes controversés, bien que Soufiane nie toute implication dans ces cercles. Il affirme ne pas partager les idées de son père et juger inutiles les tensions autour de son élection.
L’affaire révèle une fracture profonde au sein de la communauté locale, où des figures comme Tareq Oubrou, imam de Bordeaux et beau-frère d’Hassan Iquioussen, dénoncent un « discours qui alimente le séparatisme ». Parallèlement, des pétitions en soutien à l’ex-imam circulent, mettant en lumière une réticence à condamner les propos controversés. Dans ce climat tendu, la candidature de Soufiane Iquioussen symbolise un conflit entre tradition et modernité, où les questions religieuses se mêlent aux enjeux politiques.