La sanction qui ébranle les fondations : l’avocate Anne Bouillon et son épreuve éthique

L’avocate nantaise Anne Bouillon, ancienne représentante d’une victime de viol par des Soudanais ayant dénoncé des « amalgames », a été condamnée par le Conseil régional de discipline à une peine de six mois de suspension avec sursis. Cette décision, issue d’une enquête interne menée par des anciennes collaboratrices et élèves avocats, l’a profondément bouleversée.

« C’est très dur », avoue-t-elle, « mais je suis soulagée que le manquement à l’humanité n’ait pas été reconnu. Pour moi, c’est la pierre angulaire de mon engagement professionnel. »

L’avocate reconnait avoir manqué dans sa gestion avec des collaboratrices inexpérimentées. « Une jeune avocate m’a dit : « Je suis allée sur une scène de crime, je ne m’y attendais pas. C’était le plus gros choc de ma carrière. » J’aurais dû la préparer davantage. »

Pour Anne Bouillon, cette sanction représente un rappel nécessaire pour renforcer les bases éthiques et humaines qui président à son métier, même dans les moments les plus difficiles.