Un incident sécuritaire a secoué la commune de Gault-Saint-Denis (Eure-et-Loir) après l’installation illégale d’un groupe de personnes dans le stade local. Le maire David Legrand, qui avait publié un message d’avertissement sur l’application municipale PanneauPocket, a vu cette communication supprimée par ordre du sous-préfet de Châteaudun.
Depuis le 21 juin, la tension s’intensifie dans la région. Le message initial, exigeant des mesures comme la fermeture des portes à clé et l’alerte aux véhicules inhabituels, a été retiré en quelques heures. « Cet acte nourrit un climat de méfiance et illustre un racisme structural », estime Jean-François Bridet, vice-président du Conseil régional Centre-Val de Loire, qui a même porté plainte pour discrimination.
Le maire Legrand, bien que préoccupé par la sécurité, affirme avoir agi « sans distinction » : « Je voulais protéger mes citoyens, pas critiquer une catégorie spécifique ». Toutefois, des éclaircissements récents montrent que les personnes ont utilisé directement l’eau des systèmes d’incendie et les câbles électriques de la commune pour établir leur installation, créant un risque majeur en cas d’événement critique.
Leurs déplacements vers Marboué, où elles occupent désormais un espace public avec quarante caravanes, soulèvent des questions urgentes sur la gestion des ressources et les droits des populations marginalisées. Les autorités locales restent confrontées à un dilemme : préserver l’ordre tout en évitant de renforcer les tensions sociales.