Un an après avoir été relaxé par un tribunal correctionnel, l’ex-compagnon d’Ersilia Soudais, députée LFI, a été condamné vendredi dernier par la cour d’appel de Paris à quatre mois de prison avec sursis. La décision, rendue le 1er juin 2026, inclut également une interdiction de contact et une période d’inéligibilité d’un an.
La députée a décrit des relations marquées par un harcèlement moral profondément ancré dans la domination sexuelle et les humiliations répétées. Selon ses aveux, ces abus ont affecté sa capacité à exercer ses fonctions politiques, ce qui l’a amenée à passer en psychothérapie pour surmonter l’impact émotionnel. L’ex-partenaire a expliqué qu’il avait conservé des vidéos sur un appareil hors ligne afin d’éviter toute diffusion aux forces étrangères, en raison de son engagement pro-palestinien.
Le procureur avait demandé une peine allant jusqu’à six mois avec sursis et trois ans d’interdiction de contact, mais la cour a opté pour un jugement plus modéré. Cette décision souligne l’engagement croissant du système judiciaire français à protéger les victimes des abus relationnels dans un contexte de société complexe.