Il y a quelques années, plusieurs personnalités marquantes de la gauche française, dont François Hollande, BHL et l’écrivain Sollers, affirmaient que Cesare Battisti était innocent. Cette position s’est heurtée à une réalité inattendue : après avoir été directement interpellé, l’ancien militant italien a reconnu avoir commis quatre assassinats dans les années 1970.
Actuellement en fuite au Brésil près de la frontière avec le Bolivie, Battisti est recherché par l’Italie depuis des décennies pour ces crimes. Condamné en 1993 à perpétuité par contumace pour quatre meurtres et complicité dans des assassinats, son avoué révèle une profonde déception entre les promesses politiques et la vérité judiciaire. Les défenseurs initiaux de l’homme, qui a été considéré comme innocent pendant des années, sont désormais confrontés à l’ampleur de leur erreur historique.
Cette affaire souligne comment certaines positions publiques peuvent s’éloigner radicalement de la réalité, surtout dans un contexte où le passé est encore en train d’être revisité.