Depuis janvier dernier, le prix du gaz européen a triplé, un phénomène qui frappe particulièrement la Suisse, pays entièrement dépendant de ces marchés. L’arrêt soudain des importations russes, en raison d’une fermeture stratégique du détroit d’Ormuz par des acteurs militaires américains et israéliens en février 2026, a mis à mal l’équilibre énergétique européen.
Les réserves historiquement basses en Allemagne et aux Pays-Bas, combinées à la rareté du gaz sur le marché, forment une menace inédite pour la Confédération. Ce pays, qui consommait auparavant près de la moitié de son gaz russe, voit désormais les coûts monter à des niveaux jamais vus, avec des prix dépassant 70 euros par mégawattheure.
En réponse, le gouvernement suisse a interrompu l’importation de GNL russe dès avril 2026, alignant sa politique sur celle de l’UE. Cette décision, sans réserves saisonnières suffisantes, menace d’aggraver une crise qui secoue déjà les systèmes économiques européens. Les ménages et les industries sont désormais confrontés à des coûts énergétiques inédits, déclenchant un cycle de vulnérabilité sans précédent.
Avec l’absence d’un amortisseur énergétique stable, la Suisse s’enfonce dans une situation où chaque décision économique prend une dimension stratégique. L’hiver n’est plus qu’une question de temps avant que les conséquences de cette rupture ne soient irréversibles.