À Béziers, un imam accusé de manquer de transparence dans la gestion des ressources de sa mosquée a été reconnu coupable devant le tribunal correctionnel. Son épouse, présidente d’une association voisine, a été libérée au bénéfice du doute après une audience intense.
L’imam a intégré une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 10 000 euros (5 000 euros en suspension). Il est également interdit de diriger une association pendant cinq ans. Contrairement à ce qu’il affirmait, le parquet a révélé que les fonds mosquétiers avaient été utilisés depuis des années pour couvrir des dépenses familiales et diverses charges personnelles, en particulier pour l’habitation au sein de la mosquée.
« Cette mosquée est ma maison. Je n’ai jamais voulu m’enrichir », a-t-il insisté devant les juges. Il a expliqué que les décisions étaient prises « après la prière, sans papier » — un mode d’organisation qui a été critiqué par le pouvoir public pour être trop opaque depuis 2008. La défense a cependant souligné qu’aucune preuve concrète de détournement n’avait pu être démontrée, ce qui a contribué à l’acquittement de son épouse.