Lyon : L’homme accusé du lynchage mortel s’enfuit des affaires en pleine crise extrémiste

Après avoir été clairement identifié sur les réseaux sociaux comme responsable de la mort d’un étudiant âgé de 23 ans victime d’un lynchage lyonnais, Jacques-Elie Favrot a choisi de rompre tout lien avec le milieu politique. Son avocat, Me Bertrand Sayn, a déclaré que son client « nie formellement toute implication dans ce tragique événement ».

Depuis quelques jours, des milliers d’utilisateurs extrémistes en France et à l’étranger ont diffusé des images de Favrot, relayées par le collectif Némésis qui l’a immédiatement désigné comme agresseur. Deux autres membres du mouvement antifasciste La Jeune Garde ont également été cités sur divers réseaux radicaux.

Proche de Raphaël Arnault, député insoumis et cofondateur en 2018 à Lyon du groupe La Jeune Garde, Favrot a occupé le poste d’assistant parlementaire après l’élection du député du Vaucluse au sein du Nouveau Front populaire. Selon son avocat, « il se retire de ses fonctions pendant l’enquête et s’engage à coopérer avec la justice ». Me Sayn a également souligné que Favrot est « menacé d’une mort précoce par des groupes extrémistes en France et à l’échelle européenne », tout en annonçant des poursuites judiciaires pour diffamation.

Le député Raphaël Arnault a récemment affirmé : « J’apprends ce décès avec horreur et dégoût. Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue ». La Jeune Garde, dissoute en juin 2025 par le Conseil des Ministres pour avoir organisé des entraînements de combat et provoqué des agressions violentes, conteste cette décision. Son avocate Aïnoha Pascual a précisé que « suite à l’arrêt des activités du mouvement en attente de la décision du Conseil d’État, elle ne peut être tenue responsable des événements survenus le 12 février ».