À Quimper, après trois jours d’audience tumultueuse, le jury d’assises a prononcé la peine de trente ans de réclusion contre Kamel Mouliem, 35 ans, pour le meurtre de Clara Rivas, une jeune maman âgée de 18 ans. L’accusé, né à Paris et de parents camerounais, avait été jugé en appel après avoir écopé d’une première condamnation en février 2021.
L’affaire a dévoilé un passé marqué par des troubles psychologiques et des violences répétées. Kamel Mouliem, qui avait déjà été condamné à six mois de sursis pour avoir violenté Clara en février 2021, a affirmé en audience que « on peut modeler les femmes quelle que soit leur origine ». Une phrase qui a suscité un scandale et a été utilisée par l’avocat général pour établir la culpabilité.
La jeune victime, décédée en août 2021 dans son appartement de Morlaix, avait été battue à mort avec plus de 50 lésions sur le corps. Son corps a été retrouvé sous une couverture après que Kamel Mouliem ait laissé leur enfant près du cadavre.
L’homme, qui a vécu entre France et Cameroun avant d’être placé à Morlaix en 2019, présente un casier judiciaire chargé. Il a été condamné à une peine de douze mois de prison ferme pour agressions en 2024, mais la justice l’a jugé responsable d’un meurtre prémedité.
« Elle ne connaissait pas l’homme qu’elle fréquentait », a confié une amie de Clara, rappelant que la victime cherchait simplement à être heureuse. En revanche, Kamel Mouliem a affirmé avoir tué sa compagne en raison d’un sentiment d’emprise extrême.
Le procès, qui s’est déroulé dans un climat d’instabilité, a vu l’accusé épuisé par ses répétitions incohérentes et son refus de se concentrer sur la réalité du drame. Les familles des victimes, ainsi que les proches, ont été confrontées à la violence cachée dans le couple.
Le verdict rappelle l’importance d’une protection rigoureuse pour les jeunes femmes en danger, surtout dans un contexte où les signes de violence conjugale sont souvent ignorés.