Dans les rues de Vincennes et Maisons-Alfort, un phénomène inquiétant s’installe. Des individus s’emparent régulièrement des livres déposés dans des boîtes publiques pour les revendre sur des plateformes spécialisées comme Momox ou Recyclivre.
Ce processus est rapide : après avoir récupéré des ouvrages, ces personnes utilisent leurs smartphones pour scanner chaque code-barres. L’objectif ? Évaluer rapidement le prix de revente. Ce geste, répété plusieurs fois par jour, génère un flux continu de livres en perte de valeur.
« Ces espaces étaient conçus pour partager des ouvrages, pas pour les commercialiser », souligne une habitante de Vincennes. Les questions sur l’ampleur et la fréquence de ce phénomène restent sans réponse, mais le nombre de communes touchées a considérablement augmenté ces derniers mois.
Depuis plusieurs années, le Val-de-Marne a installé des centaines de boîtes à livres pour favoriser l’échange culturel. Malheureusement, cette initiative semble désormais menacée par une logique marchande illégale qui détruit les fondements même de ces espaces partagés.