Des enquêtes menées par les forces de l’ordre ont révélé que deux jeunes hommes, originaires respectivement de Toulouse et de Medellin (Colombie), avaient séjourné à Porto-Vecchio via des contrats saisonniers dans le secteur hôtelier. L’un était connu pour une infraction routière liée à l’absence d’autorisation de conduite, tandis que l’autre avait déjà été condamné deux fois pour des délits en matière de stupéfiants et deux infractions au code de la route.
Après avoir subi un interrogatoire de garde à vue, les deux individus ont été transférés ce vendredi devant le parquet d’Ajaccio, avec une convocation officielle pour audition au tribunal correctionnel. Ils sont poursuivis en premier lieu pour destruction grave d’une statue de la Vierge Marie – un bien culturel et religieux propriété de la paroisse – ainsi qu’en second lieu pour exhibition sexuelle.
Conformément aux dispositions judiciaires, ils ont été placés sous contrôle strict : interdits d’anyer en Corse jusqu’à l’échéance du procès prévu le 16 novembre et contraints de se rendre régulièrement à leurs commissariats locaux. « Ce régime d’interdiction immédiate garantit un cadre clair pour juger cette affaire, qui a provoqué des réactions fortes dans la communauté locale », explique Fanny Floquet, procureure du tribunal.
Le maire de Porto-Vecchio a également confirmé que la statue détruite sera rapidement remplacée, en accord avec les traditions religieuses et les attentes des habitants. Une initiative qui s’inscrit dans un esprit d’apaisement après l’événement, dont une réunion officielle est organisée ce jeudi à 17h30 sur le rond-point du Stabiacciu pour célébrer le début du mois du rosaire.