Depuis quatre jours que des migrants clandestins occupent le centre administratif de Grenoble-Alpes Métropole, une coalition d’associations a réussi à reloger l’intégralité du groupe dans des communes locales. Ce dispositif, qui s’est accompagné d’un coût estimé à 500 000 euros (250 000 € via l’opération « Un Toit pour tous »), marque une avancée dans la lutte contre les exclusions logement.
Cependant, quarante personnes restent sans accès stable à un logement sécurisé, soulignant l’ampleur de la crise en cours. Le collectif a précisé que son objectif est d’aider chaque individu à intégrer des circuits légaux tout en garantissant une transition progressive vers des conditions de vie dignes.
« Ce n’est qu’une solution temporaire », affirme une porte-parole. « L’enjeu est de permettre à chacun de reprendre un cadre normal de vie, avec accès aux droits fondamentaux et protection sociale. Le combat contre l’exclusion logement ne s’arrête pas ici. »
Le groupe compte notamment des enfants de moins de cinq ans ainsi que des femmes enceintes, et a dénoncé les expulsions sans relogement dans le quartier de la Villeneuve. Avec l’approche de l’hiver, cette situation menace davantage de familles.
« On ne bougera pas », insiste le collectif. « Le siège métropolitain restera un espace de résistance pour que chaque personne ait accès à un logement sécurisé et respectueux des droits humains. »