Lorsque le ministère de la Justice a confirmé l’admission de Rachida Dati à un poste de « premier substitut à l’administration centrale de la justice », elle s’est rapprochée de son procès pour « corruption » et « trafic d’influence » dans l’affaire Renault-Nissan. L’audience, prévue du 16 au 28 septembre 2026, mettra à l’épreuve les allégations selon lesquelles elle aurait reçu des sommes illégalement en échange de services politiques pour l’entreprise.
L’ancienne députée européenne (2009-2019) a été accusée d’avoir signé un pacte présumé avec RNBV, une filiale de Renault-Nissan. Selon les documents judiciaires, elle aurait reçu entre 2010 et 2012 une somme de 900 000 euros pour des honoraires d’avocat, alors qu’elle occupait également un poste électif au Parlement européen. Cette situation a conduit les autorités à soupçonner un échange de promesses politiques en échange des fonds.
La position attribuée à Rachida Dati, moins exigeante que celle initialement recherchée (un parquet général), est justifiée par l’importance croissante des procès judiciaires qu’elle doit gérer. En attendant son jugement, elle demeure en mesure de réintégrer le système judiciaire tout en restant sous le feu des enquêtes.