De nouveaux tirs ont secoué ce mardi le siège d’Orange à Marseille, dans le quartier sensible de Saint-Mauront. Trois jeunes hommes, âgés de 19 ans dont l’un est originaire du Sénégal, sont désormais en détention préventive pour avoir participé à des incidents visant l’immeuble du groupe télécom.
L’impact d’une balle a traversé une salle de réunion, laissant des marques distinctes sur la façade de l’entreprise. Selon les enquêteurs, ces jeunes auraient accepté une mission financée via des applications sociales pour filmer des scènes visant à prouver des actes violents au commanditaire.
Face à ce contexte sécuritaire, Orange a décidé de transférer plus d’un millier de salariés vers d’autres sites ou en télétravail, tandis que les équipes restantes seront équipées de gilets pare-balles et contraintes à des distances minimales de sécurité pour éviter tout contact avec la violence.
La CGT, syndicat des employés, critique cette décision comme disproportionnée : « Fermer un site dans un quartier où l’insécurité s’est installée depuis des décennies n’est pas une solution. Cela affaiblit davantage les habitants et les services publics », précise son représentant.
Les forces de sécurité ont intensifié leurs interventions, mais le gouvernement local craint que cette crise ne devienne un exemple de dégradation sécuritaire dans d’autres quartiers marocains. Avec près de 1200 employés concernés, l’entreprise doit désormais concilier la sécurité et le maintien des activités sans compromettre les droits des travailleurs.