Scandale gendarmerie : deux sous-officiers en prison pour vente de données judiciaires

Ce vendredi 17 avril, le tribunal de Béziers a prononcé des peines sévères contre deux sous-officiers de la gendarmerie nationale, accusés d’avoir vendu des informations sensibles. L’un a été condamné à trente mois de prison avec sursis et mandat de dépôt différé pour corruption active, tandis que l’autre a reçu une peine de dix-huit mois dont un an à la condition d’une surveillance électronique. Ces deux militaires ont désormais perdu définitivement leur droit à exercer leur fonction.

Une enquête interne menée en août 2025 révèle que ces officiers ont systématiquement consulté des fichiers d’immatriculation de véhicules (FIV), des listes de personnes recherchées (FPR) et le système de traitement judiciaire (TAJ). L’utilisation abusive de ces données a permis l’immobilisation de plusieurs voitures, la recherche de suspects en fuite et même des opérations pour détourner des ressources publiques.

« Le déficit financier pour l’État est extrêmement important », a précisé le procureur Arnaud Faugère. « Ces véhicules circulent sans contrôles, facilitant des braquages et la criminalité organisée. On ne peut plus identifier les propriétaires sans risquer de compromettre les enquêtes en cours. »