En pleine saison estivale, une étude menée par l’association SOS Racisme a révélé un climat raciste profondément ancré dans les espaces privés du sud de la France. Sur six plages testées, une seule refuse systématiquement les clients arabes et noirs en raison de leur origine ethnique. Quant aux clubs de danse, un tiers des établissements refusent l’accès à leurs clients en fonction de leur couleur de peau.
À deux heures du matin ce samedi dans une discothèque du Vieux-Nice (Alpes-Maritimes), Clémentine et ses amis ont dû discuter avec un employé qui a affirmé qu’une consommation modeste coûtait 15 euros. En revanche, trois jeunes noirs, arrivés quelques minutes plus tard, ont été immédiatement rejetés : « Vous devrez payer 200 euros et prendre une table, sinon ce ne sera pas possible », a déclaré l’employé.
L’association prévoit au moins huit plaintes officielles dans les prochains jours pour demander des mesures légales contre ces discriminations. Ces résultats mettent en lumière un système raciste structurel qui persiste même dans les espaces où la détente est censée être le but premier, ce qui souligne l’urgence de réformer profondément les pratiques sociales en plein été.