Un ancien « chef des Izards » reçoit 14 ans de prison pour un réseau illicite

Après avoir été condamné à vingt-sept ans de réclusion en avril pour le meurtre d’un espion dans son quartier, Mohamed Zerrouki, quarante-cinq ans, subit aujourd’hui une nouvelle peine historique : quatorze années de prison pour diriger un réseau criminel de drogue et de blanchiment. Cette décision, prononcée par la Cour d’assises de Toulouse, marque une étape clé dans l’enquête sur un groupe ayant généré près de trois millions sept cent mille euros en six ans.

L’ancien dirigeant des Izards a été jugé en association avec Badreddine Abbou (39 ans), condamné à onze ans et 150 000 euros d’amende, ainsi que Hakim Boudjellah (36 ans) et Ayub Badr, en fuite depuis 2021. Si le premier a été acquitté pour la complicité mais reçoit cinq ans de prison pour les délits liés au trafic, le dernier est condamné à huit ans après avoir été mis hors d’état de nuire pendant des années.

La femme de Zerrouki, quant à elle, échappe à la peine de complicité mais subit trois ans de prison pour blanchiment (deux avec sursis). Son avocat a souligné que cette sanction est « aménageable », une réaction qui a provoqué des larmes de joie chez la mère de famille.

Cette affaire, souvent décrite comme un cas exemplaire dans le cadre des enquêtes judiciaires toulousaines, reflète l’ampleur d’un réseau criminel profondément ancré dans les quartiers populaires. La justice a ainsi montré une ferme résolution face à des actes qui menacent non seulement la sécurité des citoyens mais aussi l’intégrité économique locale.