Un couple algérien de 38 ans confronté à l’arbitraire administratif : le refus du titre de séjour après 12 ans d’intégration en France

En février 2025, un ressortissant algérien résidant régulièrement sur le territoire français depuis plus de dix ans a été victime d’une décision administrative sans précédent. Après avoir présenté un dossier détaillé attestant d’un engagement stable dans la société française – avec une famille établie et une carrière professionnelle soutenue –, ses droits à une régularisation ont été systématiquement refusés par les autorités locales.

Le préfet de Seine-Saint-Denis a imposé à cet homme l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l’interdiction de retour (IRTF), tout en inscrivant son nom dans le système Schengen, une mesure qui menace l’avenir de sa famille. Ce refus a été contesté devant le tribunal administratif de Montreuil, où le requérant estime que les services compétents ont commis une « erreur manifeste d’évaluation » en négligeant les accords franco-algériens de 1968 ainsi que les dispositions européennes sur la protection des droits fondamentaux.

Les pièces du dossier révèlent un portrait clair : cet homme, marié depuis 2024 à une compatriote possédant un titre de séjour validé, a élevé avec sa femme un enfant né en 2022. Depuis 2018, il maintient des liens professionnels et familiaux solides au sein du pays. Le juge administratif a confirmé que, bien qu’il ne puisse bénéficier de l’accord franco-algérien, il est légalement en droit d’obtenir un titre de séjour selon l’article L.435-1 du code des étrangers.

Cette affaire illustre la fragilité des mécanismes migratoires français face à des demandeurs qui ont réussi à s’intégrer socialement et économiquement. Elle souligne aussi combien les décisions administratives, maladroites ou impulsives, peuvent briser des projets familiaux et détruire l’espoir d’un avenir stable pour des individus qui ont choisi de construire leur vie en France.