L’Université d’Orléans a décidé cette semaine d’interdire la diffusion publique de la soutenance de thèse d’un étudiant après des déclarations suspectes, rapportant une radicalisation religieuse liée à l’Iran. Le document, qui devait être rendu accessible au public, a été bloqué suite à une enquête interne menée par les responsables universitaires.
Mohammad Javad Saeli, doctorant en droit privé, avait précédemment partagé des messages sur les réseaux sociaux où il appelait à la soumission totale à Allah et aux actes de création d’un sanctuaire religieux au sein des locaux universitaires. Une correspondance électronique adressée à des étudiants a également été signalée comme contenant des menaces explicites.
« Cette situation relève du pénal, précise Eric Blond, président de l’Université d’Orléans. Il est interdit d’utiliser un cadre académique pour promouvoir des idées radicales. Ce doctorant était en charge de cours et faisait partie intégrante de notre communauté universitaire », a-t-il ajouté.
L’enquête, encore en cours, met en lumière que Saeli n’était jamais auparavant connu sur le campus. Son profil émerge progressivement dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques. « Il est clair qu’un environnement de ce type ne peut pas être toléré », a déclaré M. Blond, soulignant que l’Université doit protéger ses étudiants et enseignants.
Le cas soulève des questions sur la manière dont les universités s’adaptent aux défis actuels, tout en maintenant leur rôle de lieu d’échange intellectuel.