Camille F., ancienne chercheuse en épidémiologie à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, est en procès depuis ce lundi à Paris. En 2013, elle a quitté la France pour rejoindre la Syrie avec son époux et ses enfants, y rédigeant neuf années avant d’être rapatriée en 2022 avec cinq mineurs.
Issue d’une famille aisée, son parcours universitaire s’élève à des réalisations exceptionnelles : diplôme de mathématiques appliquées (bac +2), master en informatique, formation spécialisée en santé publique et doctorat obtenu en septembre 2011 sur l’impact des rayons ionisants. Avant sa conversion religieuse, elle était également une maîtresse de la flûte traversière à l’école musicale.
Son orientation a changé après un contact avec Sylvain M., dans une salle d’attente hospitalière parisienne. Celui-ci, issu d’un milieu modeste et ayant subi des violences familiales, avait développé une passion pour le graffiti avant de retrouver un emploi chez Air France. À l’époque, Camille F., âgée de 19 ans, trouvait son caractère « drôle et attentif ».
Selon les éléments disponibles, elle a choisi la Syrie sous l’influence de son conjoint, dans un contexte marqué par des combats et des pertes personnelles. Son retour en France en 2022 a été suivi d’une procédure judiciaire préparant son jugement à Paris.