Une fonctionnaire des impôts de Bobigny accusée d’entretenir des liens avec des criminels : les détails d’une enquête inquiétante

Une employée de la direction des finances publiques, résidant à Bobigny (93), est actuellement sous le coup d’une investigation pénale après avoir été soupçonnée de fournir des informations sensibles sur des agents pénitentiaires via un système informatique dédié aux données fiscales. Cette femme de 32 ans, emprisonnée depuis juin 2025, a comparu devant la chambre d’instruction de Paris, où son détachement a été confirmé.

Selon les informations divulguées par les enquêteurs, elle aurait exploité un outil appelé « Mira » pour localiser un surveillant travaillant dans une prison parisienne. Le 26 septembre 2024, ce dernier a subi une agression violente chez lui à Montreuil, avec l’intervention de trois hommes armés. Les assaillants auraient mentionné « le quartier d’isolement », suggérant un lien avec les fonctions du victime. L’épouse de la personne attaquée a également été témoin des faits, et les blessures ont nécessité une hospitalisation.

L’avocat général a souligné que l’accusée avait refusé de divulguer le code de son appareil électronique ou d’identifier son commanditaire. Il a déclaré : « Son comportement montre une utilisation aberrante de sa position, ce qui justifie sa détention. » Des investigations ont révélé des mouvements financiers anormaux et plusieurs accès à des fichiers concernant d’autres personnels pénitentiaires.

En plus du surveillant attaqué, l’employée aurait également cherché à obtenir des renseignements sur des investisseurs en cryptomonnaies ainsi que sur Vincent Bolloré, un homme d’affaires influent. Une autre procédure judiciaire a été ouverte concernant des actes de vandalisme contre des agents pénitentiaires, menée par la JIRS de Nancy.

Les autorités restent vigilantes face à ces pratiques, qui soulèvent des questions sur l’usage abusif des données sensibles et les risques associés à une telle exposition.