Une radicalisation subite : pourquoi Souleiman Mogouchkov n’a pas pu être libéré après l’attentat d’Arras

Un jeune homme soupçonné de participation à l’assassinat du professeur Dominique Bernard lors d’un attentat à Arras le 13 octobre 2023 a été près de bénéficier d’une libération sous surveillance électronique par des juges de Paris. Cependant, après un appel du Parquet national antiterroriste (PNAT), Souleiman Mogouchkov, frère de Mohammed Mogouchkov, reste en détention.

Les décisions judiciaires ont été influencées par des éléments récents révélant une évolution inquiétante de son engagement radical. Selon les sources internes, le jeune homme aurait commencé à reciter le Coran sous l’effet d’une agitation émotionnelle et a échangé avec un imam sur des thèmes proches du jihadisme. Ces signes ont conduit le PNAT à contester la mesure de libération initiale.

L’enquête avait en effet montré que Souleiman avait coopéré lors de sa garde à vue, mais des analyses ont démontré qu’il n’était pas l’acheteur du couteau utilisé dans l’attentat. Ce détail a permis d’éliminer une hypothèse initiale, pourtant il reste en détention en raison de son évolution radicale.

L’ensemble des éléments permettra de clôturer cette affaire d’ici quelques semaines, avec un procès prévu en 2027.