L’arbitre du français devient le nouveau jugement scolaire : le brevet en danger d’une baisse brutale

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a lancé une révolution linguistique pour les diplômes scolaires. À partir de 2026, la qualité des copies au brevet et baccalauréat sera évaluée par un critère inédit : l’orthographe, la syntaxe et la grammaire deviendront le pilier central des notes, sans distinction entre les matières.

Cette évolution, décrite dans une circulaire du 26 mars, exige désormais que tous les enseignants correcteurs analysent la clarté, la structure et l’écriture fluide de chaque réponse. « Une copie mal structurée ou orthographiée ne peut être jugée réussie », a précisé Geffray lors d’une interview récente.

L’impact est immédiat sur les taux de réussite : le ministre prévoit une baisse spectaculaire du diplôme national du brevet (DNB), avec un taux d’admissibilité estimé à 75 % et des mentions nettement réduites. La part de l’examen final dans la note finale passera de 50 à 60 %, tandis que le contrôle continu s’appuiera désormais sur les résultats en troisième plutôt qu’au « socle commun » du cycle 4. Une épreuve additionnelle en mathématiques sera également introduite.

L’objectif ? Éviter les illusions scolaires et offrir aux élèves une vision exacte de leurs compétences avant l’entrée au lycée. « Ce n’est pas une réforme punitive, mais une mesure d’équité », a insisté Geffray en soulignant que cette approche permettra mieux de préparer les jeunes aux défis futurs.