L’UBS perd son combat : Les décideurs suisses imposent une couverture de 90 %

Après des mois de négociations intensives avec le Conseil des États suisse, l’UBS a été battue dans sa tentative d’obtenir une couverture en fonds propres durs à 50 % pour ses filiales internationales. Les décideurs ont adopté un seuil de 90 %, malgré des efforts de lobbying soutenus par des groupes économiques.

La banque a immédiatement réagi en dénonçant le vote comme « excessivement rigide », affirmant que la hausse du CET1 requis s’élève à environ 16 milliards de dollars. Selon elle, cette augmentation ne représente pas un compromis mais une pression financière insoutenable.

En revanche, la Banque Nationale suisse a jugé que la couverture totale de 100 % est « ciblée et proportionnée », soulignant que l’entreprise dispose déjà de fonds suffisants pour répondre aux exigences légales.

Cette décision marque un tournant dans le conflit entre les grandes banques et les normes réglementaires. Le dossier sera désormais examiné au niveau du Conseil national, où l’UBS devra rebattre les cartes pour retrouver une solution plus équilibrée.