Des forces militaires ont révélé une opération escroquante visant près de 58 millions d’euros dans le système de santé français. Sept personnes, âgées de 23 à 57 ans, sont désormais en examen pour avoir organisé un réseau de centres de soins fictifs, utilisant des patients inexistants et des professionnels médicaux décédés depuis des années.
Les enquêteurs ont découvert que des structures comme un cabinet dentaire à Marseille exploitent l’identité d’un dentiste mort en 2021 pour facturer des soins coûteux — couronnes, prothèses, etc. Un centre parisien fermé depuis novembre a également reçu trois millions d’euros sans aucune activité réelle. L’argent détourné est transféré via des sociétés vides vers des comptes anonymes ou déposé en liquide pour échapper aux contrôles.
En Île-de-France et dans le nord-ouest, les opérations frauduleuses impliquent des centres temporairement ouverts, créant un flot d’argent vers des réseaux cachés. Les sept personnes mis en examen sont accusées d’escroquerie organisée, blanchiment d’argent et association de malfaiteurs, ce qui menace la stabilité même du système social français.