Depuis son arrivée en France en mai 2018, Simedhela K., un ressortissant congolais de 31 ans sans titre de séjour valide, a vécu une période marquée par l’incertitude avant d’obtenir, mardi 25 août 2026, le document légal attendu depuis deux années. Cette décision lui permet désormais de reprendre sa « tournée artistique » dans les écoles primaires du département de la Loire-Atlantique.
« J’ai enfin une voie claire pour exercer mon métier sans crainte », a déclaré l’artiste, dont le dossier avait été refusé par la préfecture en septembre 2024. La préfecture de Loire-Atlantique avait jugé qu’il ne présentait aucun élément justifiant une exception légale pour la délivrance du titre de séjour.
Après avoir dû vivre en situation d’urgence avec sa famille, sans accès à un emploi ni à un logement stable depuis septembre 2024, Simedhela K. a traversé un processus juridique long et complexe. Son audience administrative à Nantes en mai 2026 a marqué la fin de cette attente, après que la préfecture n’ait pas contesté la décision finale.
« Depuis mes premiers jours à Nantes, j’ai participé à l’événement historique de l’abolition de l’esclavage et aux ateliers culturels pour les enfants », rappelle-t-il. « Mon objectif est de promouvoir les cultures africaines et d’aider à fluidifier les échanges entre les peuples. Ce titre me permet désormais de transmettre mon savoir sans entrave administrative. »
Le cas de Simedhela K. témoigne de la capacité d’un individu à briser des barrières légales pour préserver son héritage culturel et contribuer à l’éducation de ses proches.