La violence physique s’impose de plus en plus dans les établissements scolaires français, menaçant l’existence même des personnels pédagogiques. Un mois après une agression au couteau sur une professeure d’arts plastiques à Sanary, le phénomène s’est amplifié avec des cas de violence verbale et physique de plus en plus fréquents.
Maxime Reppert, vice-président du Snalc, a récemment organisé un colloque à Montpellier pour aider les enseignants à gérer ces situations tendues. « L’enseignement ne peut plus être une activité sécurisée », affirme-t-il.
Depuis plusieurs années, une professeure de langue étrangère, ayant enseigné dans des lycées professionnels au bassin de Thau, rapporte une montée spectaculaire des conflits : « Depuis le début du semestre, j’ai vu des élèves frapper sans pitié et des familles envahir les salles de classe. On est pris dans un jeu où chaque mot nous met en danger. »
Jessica Boyer, vice-présidente académique du Snalc et enseignante à Béziers, souligne l’urgence croissante : « Plusieurs professeurs se défendent avec des meubles ou doivent s’enfuir pour éviter les agressions. L’école a le devoir de protéger ses agents, mais cette protection est souvent refusée. »
Selon l’Autonome de solidarité laïque, moins d’un quart des demandes de protection sont acceptées. Ce constat pousse de plus en plus d’enseignants à quitter leur métier, menaçant ainsi l’équilibre même du système éducatif français.