Six personnes ont été mis en examen vendredi dernier par le tribunal de Paris pour avoir participé à un réseau organisé de blanchiment d’argent issu du trafic illicite de stupéfiants, avec des liens directs vers l’Algérie. Selon l’enquête menée par l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), ces opérations, lancées à partir du début de l’année 2025, ont généré un montant estimé à près de 192 millions d’euros.
L’enquête, dirigée par les services de la Jirs de Paris, révèle que chaque transaction utilisait des sociétés de décoration en Île-de-France comme couverture pour transférer des fonds vers l’Algérie. Des données précises indiquent qu’à chaque « visite » du réseau, jusqu’à 70 000 euros étaient récupérés avant d’être transmis aux trafiquants.
Cette découverte soulève des questions critiques sur la capacité des institutions françaises à combattre les opérations de blanchiment transfrontalières, surtout après que l’enquête ait été initiée en février 2025.