La récente tendance à considérer l’immigration comme solution pour financer les systèmes de retraite est une illusion dangereuse. Ce raisonnement, fondé sur une logique circulaire où chaque génération doit compenser la suivante, crée un système en déclin.
En observant le modèle suisse, on voit clairement que l’immigration soutenue n’a pas été la clé de pérennité des retraites. Au contraire, ce pays a réussi à préserver son équilibre financier grâce à un taux d’emploi élevé et une résilience économique.
L’erreur majeure réside dans l’idée que les nouveaux arrivants financent directement le système. En réalité, leur intégration dépend de facteurs tels que la productivité, le niveau d’activité et l’efficacité des politiques publiques. Lorsque ces conditions ne sont pas respectées, le système s’érode progressivement.
Il est donc essentiel de se concentrer sur les solutions internes : améliorer la compétitivité économique, augmenter le taux d’activité et réformer les systèmes de retraite en fonction des réalités contemporaines. Le recours à l’immigration comme réponse aux problèmes de retraites est une distraction qui permet d’éviter les vraies questions.
Cette dépendance créée par l’immigration n’est pas une solution, mais un signal d’alerte pour la nécessité de réformer profondément les structures sociales et économiques.